Droits d'auteursLe droit d’auteur est l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose un auteur plus généralement ses ayant droit (société de production, héritiers) sur des œuvres de l’esprit originales. Il s’agit entre autres, des œuvres littéraires (romans, poèmes, pièces de théâtre, ouvrages de référence, journaux et logiciels), des bases de données, des films, compositions musicales et œuvres chorégraphiques, des œuvres artistiques telles que les peintures, dessins, photographies et sculptures, architecture, et des créations publicitaires, cartes géographiques et dessins techniques.

En revanche, cette législation diffère d’un pays à un autre ou du moins d’un continent à un autre. En ce qui concerne le droit d’auteur sur le continent africain, les gouvernements ne se le sont appropriés qu’au soir de l’indépendance. La première convention a été signée à Libreville, le 13 septembre 1962 par 12 pays francophones réunis au sein de l’Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM). C'est à partir de cet accord qu'a été institué l’Office Africain et Malgache de la Propriété Industrielle (OAMPI).

Depuis lors, comment le droit d’auteur est-il protégé en Afrique ? La répartition des droits se fait en fonction du secteur, cependant le droit d'auteur africain francophone s'inspire largement du modèle européen. En Côte d’Ivoire par exemple, la clé de répartition est relativement la même. Dans le domaine de la cinématographie selon Yao Norbert Etranny, auteur ivoirien de l’ouvrage « 111 clés pour comprendre le droit d’auteur », la rémunération s’opère en fonction du mode opératoire. Il est prévu 40 % pour le réalisateur, 60% pour les auteurs des textes dont 40 % au scénario et 20 % pour le dialogue.

En cas d’adaptation d'une œuvre antérieure, 30 % aux auteurs de l’œuvre dérivée et 30 % à l'auteur de l’œuvre. Quant à la musique spécialement créée pour l’œuvre audiovisuelle, l'auteur, le compositeur et l'éditeur ont droit, chacun, au tiers de la musique vendue. Malgré cette classification, la réalité est tout autre en ce qui concerne les auteurs lorsqu’il s’agit de bénéficier pleinement de ces droits en général en Afrique. La législation demeure jusque-là source de conflit entre les organes de gestion et les bénéficiaires et beaucoup de zones grises demeurent également. Ceci dit, si vous êtes un professionnel de l'audiovisuel, il est toujours préférable de faire protéger votre oeuvre et de ne pas hésiter à réclamer vos droits lorsque cela est valable car ces droits existent et peuvent être revendiqués.